Les Flèches Médiévales

Spécifications actuelles de la « British long-bow society » pour la flèche standard

Un fut parallèle ou effilé, d’un diamètre de 3/8″, en frêne ou en bois de densité et élasticité comparables (citronnier, buis, charme,…), d’une longueur de 31 1/2″ pour une longueur total de 32 1/2″ pour un poids d’environ 1 1/2 onces.(un fut en cèdre de même dimension pèse 1 onces).

Une encoche « tout bois » renforcé par un lame de corne d’os ou d’ivoire (pour les riches) d’environ 1″collée perpendiculairement à la fente de l’encoche.

Les empennages en plumes d’oie, la plume coq étant idéalement grise et les poules blanches, de formes triangulaire basse , et d’une longueur de 6″.

TYPE 16

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Cette pointe était utilisée pour la chasse ainsi que pour la guerre.Ce type de pointe assurait une bonne pénétration avec un bon pouvoir de tranche qui infligeait de graves blessures. C’est le type même de pointes retrouvées sur le Le Mary-Rose.

TYPE 10

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Un des bodkins les plus utilisés, qui pénétrait aussi bien les armures que les cottes de mailles à toutes distances.

Les pointes

Pointes numérotées d’après le catalogue du musée de Londres
TYPE 7
Cette pointe était très répandue et servait à percer les cotes de mailles.Elle était capable de transpercer un homme en armes, elle mesure de 2″ jusqu’à 8″

TYPE 14
Elle était utilisée à la guerre pour sa largueur de coupe bien supérieure aux autres modèles, elle était aussi très difficile à extraire des hommes et des chevaux.

Ces pointes étaient les plus utilisées à la guerre. La plupart des pointes retrouvées n’avaient pas de fixation par clou sur le fût, puisque elles ne devaient être tirées qu’une seul fois, et si le destinataire blessé cherchait à l’arracher, la pointes restait à l’intérieur et augmentait les chances de mortalité! Il est démontré qu’une poussée ferme assortie d’une rotation suffit pour fixer la pointe sur la hampe.

TYPE 6
Pourtant très utilisée au moyen age est totalement inclassable. Certaines hypothèses ont été formulées:

  • Pour couper les cordages des bateaux.
    Dans ce cas, pourquoi n’en n’avons nous pas retrouver dans Le Mary-Rose. Il aurait aussi fallut des cordages très tendus pour pouvoir les sectionner, sans compter que le tranchant de la flèche doit arriver à angle droit sur la corde, et une autre chose que touts les archers savent : Quant une flèche vole , elle tourne sur son axe. Cela fait tout de même beaucoup de paramètres aléatoires.
  • Pour couper les tendons des pattes des chevaux.
    Même remarques, mais en plus cela ne doit pas être des plus évident vue la course du cheval !

Conclusions

Cette pointe devait certainement être utilisé à la chasse aux petits gibiers à plumes, car une lame fourchue comme celle-ci permet de ne pas glisser sur les plumes de l’oiseau.

Souvenez vous du néolithique (ou de la page pointes silex sur ce même site), les pointes tranchantes occasionnent beaucoup plus de dégâts sur les tissus. Idéal pour faire souffrir les chevaux de l’ennemi et par la même occasion la pagaille dans les rangs.

 

Structure des Pointes

D’après les pointes se situant au musée de Londres, les lames du types 6 et 14 on un poids moyen de 15 gr.

Le poids moyen de 42 pointes du types 16 de British Museum est de 6,45 gr et celui des 21 pointes du musée de Londres est de 7,50 gr. Ce qui est environ la moitié des têtes du types 6 et 14.

Les pointes du types 7, quand a elles possedent un poids moyen dépendant de la longueur, se situant entre 10 et 20 gr.

L’etude d’une pointe du type 7, montre un taux de carbone de 0.35% d’un grains trés fin, ce qui prouve la maitrise de forgeron de l’époque. Par ailleur une chauffe à 900 degré et une trempe à l’eau aurait permis d’avoir une dureté superieur.

 

Les blessures de flèches

Ambroise Paré,(1509-1590) chirurgien de françois 1er, mentionne les blessures de flèches, dans un traité de chirurgie.

 » Si le fer estoit barbelé, ainsi qui souvent est les flèches angloises, et estoit à l’ endroit d’un os, ou inséré dedans, ce qui souvent advient au profond de muscles de la cuisse, de bras, de jambes, ou d’autres parties desquelles y aurait grande distance, lors ne le convient, mais plutôt dilater la playe, en évitant les nerfs et grands vaisseaux, ainsi que le fait le bon et expert chirurgien anatomique. »

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