Les pointes de flèches en silex

Evoquer le silex nous conduit aux premiers balbutiements de l’ évolution de l’ homme, à l’homme enfin devenu chasseur. Elle ne fut possible que grâce à cette pierre dure, aux arêtes tranchantes, aux pointes acérées, et qui possédé en autre le feu en son sein.

Le mot silex nous vient du latin, et signifie caillou. c’ est une variété dure, compacte et impure de calcédoine translucide, d’opale et de silice pulvérulente amorphe.

Pointes ou armatures

Le mot pointe employé seul évoque, une forme effilée, un angle aigu, qui pique ou perce. Par ailleurs, il s’oppose à « tranchant ».

Mais les pointes tranchantes par contre elles ne piquent pas ( Avec une bonne puissance cela doit tout de même picoter un poil ! ).il faut donc utiliser ici le terme d’armature si l’on veut rester dans les regles de l’art.

Les pointes en silex

Au paléolithique supérieur le propulseur permettait de lancer de grandes flèches appelées sagaies. Nous ne connaissons pas d’ arc de cette époque même si certaines petites pointes en silex pouvant être utilisées sur des flèches ont étè retrouvées, ce qui laisse à penser que déjà les chasseurs de rennes utilisaient l’ arc, mais cela reste encore à prouver.

De véritables flèches réalisées en pin datant de la fin de paléolithique ont étè retrouvées en Allemagne.

Des arcs du mésolithique bien conservés par les tourbières du nord de l’ Europe ont étè retrouvés entourés de plusieurs pointes de flèches.

A partir du néolithique nous distinguons deux types de pointes, les perçantes et les tranchantes, ces dernières étant les plus répandues.

Les pointes perçantes.

poin11
Fig1
poin41
Fig2
poin31
Fig3
poin21
Fig4

 

 

 

 

Les bords de ces pointes sont droits ou courbes, denticulés ou encochés. L’ aileron peut être à peine dégagé formant un cran, le pédoncule plus ou moins court. Les formes sont tellement nombreuses qu’ il est difficile de parler d’ un style de pointes pour la préhistoire ( comme j’ ai pu l’ entendre ) à mon avis cela vient plutôt d’ une recherche esthétique propre à chaque tailleur.

Les figures 1,2,3 représentent des pointes à pédoncules.

Alors que la fig 4 elle représente une pointe triangulaire à base concave.

Il y a principalement 2 méthodes pour fixer les pointes sur les hampes. la méthode du fut fendu dans laquelle nous incorporons la pointe qui est ensuite ligaturée avec du tendon.Puis la méthode ou la pointe est collée avec du goudron (souvent de bouleau ou de bétuline ), préparé par distillation de l’ écorce.

goupoint1Cette pointe correspond à la figure 3

Les armatures tranchantes.

Très vite nos ancêtres se sont aperçus de la gravité des blessures occasionnées par ce type de pointes. car de tels projectiles sont beaucoup plus dangereux pour les tissus.

Les pointes dites armoricaines

Les pointes sont à pédoncule central et barbelures latérales trés fines.Le silex est de nature variable allant du gris clair ou gris foncé au blond translucide. Quelques pointes ont une coloration rougeâtre comme si le silex avait subi une cuisson.

Pointes trouvées dans le tumulus de Brun Braz (Saint-Adrien, Côtes d’Armor).

Pointes « Indiennes » Continent nord américain

poindien1Pointe de type Folson

Les deux cannelures symétrique sont destinées à fixer la pointes sur l’encoche de la hampe.

A l’origine elles étaient en chert, taillées par retouches longues

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